Toute petite, j’adorais l’école, je vouais une admiration à l’ensemble des maîtres et maîtresses qui ont ponctués ma scolarité. J’avais beaucoup de peine pour mes camarades qui n'aimaient pas l'école et qui avaient des difficultés. Ceux qui restaient au fond de la classe, accrochés au radiateur et qui espéraient de toute leur force ne pas être interrogés quand ils étaient en classe mais se transformaient en terreur des bacs à sable, une fois la récrée venue.
Je voulais vraiment venir en aide à ces enfants une fois grande en devenant maîtresse.
J’ai donc fait des études pour devenir professeur des écoles.
Mais après être devenue remplaçante, quelle déception de m’apercevoir que la réalité du terrain n’était pas celle que je m’étais imaginée. Je voulais aider tout le monde mais je ne pouvais pas faire tout ce que je voulais, comme je le voulais, pas comme je l'avais imaginé du moins ! C'était très frustrant ! Plusieurs autres éléments sont venus s'ajouter à cette frustration et j’ai laissé tomber, me disant que je m'étais trompée et que je n’étais finalement pas faite pour ce métier.
Je suis donc devenue assistante administrative et commerciale (rien à voir !) pendant une dizaine d’année. Un travail dans lequel je ne me sentais pas pleinement épanouie mais qui m’a permis de construire ma vie de femme, d’épouse et de mère.
C’est la naissance de mon 2ème enfant qui a tout remis en question. Mon fils est né avec des graves problèmes de santé. Les médecins m’ont annoncé qu’il serait forcément handicapé alors qu’il avait à peine 2 semaines. Comme n’importe quelle mère, j’ai refusé ce diagnostic et je me suis battue pour que ce ne soit pas le cas.
J’ai enchaîné les RDV avec beaucoup de spécialistes dans différents domaines (médecine traditionnelle bien-sûr, médecine douce, paramédicale).
Entre temps, j’ai été contrainte d’arrêter de travailler. C’est compliqué d’avoir une vie professionnelle lorsqu’on a énormément de RDV médicaux et qu’on passe beaucoup de temps dans une chambre d’hôpital !
En cherchant comment aller toujours plus loin, comment l’aider davantage, j’ai lu des livres, dont un qui parlait des réflexes archaïques. Comme vous, je me suis demandé ce qu'était « ce truc » mais je sentais au fond de moi une étincelle qui s’allumait. J’en ai donc lu un 2ème qui parlait des réflexes archaïques à l’école. Et là : révélation ! Je revoyais tellement de postures d’élèves lors de la lecture de ce livre que tout faisait sens pour moi ! J’avais trouvé une méthode qui me permettait d’aider les enfants en difficultés scolaires (ce que je voulais faire depuis toute petite en devenant professeur des écoles), une méthode porteuse d’un beau message d’espoir qui plus est !
J’ai commencé à me former en 2019 à la méthode RMTI® auprès d’Isabelle FOYARD, une merveilleuse (mère-veilleuse) formatrice très bienveillante et passionnante ! J’ai été certifiée en décembre 2021.
Parallèlement, j’ai suivi d’autres formations et je continue, encore aujourd’hui, à me former régulièrement à l'intégration des Réflexes Archaïques.
En 2021, j’ai enfin pu reprendre une activité salariée ! En attendant d’ouvrir mon cabinet (puis en parallèle), je suis devenue AESH (Accompagnante des Élèves en Situation de Handicap) en école maternelle et primaire. Cette activité m’a permis d’associer mon éternel attrait pour l’école et d’aider des élèves qui en ont vraiment besoin. Cela m’a également permis de découvrir et de mieux comprendre le monde du handicap et de faire les liens avec la non intégration des Réflexes Archaïques. Ma double casquette m'est bien utile pour aider les élèves que je suis (ou non d'ailleurs) à gérer leurs crises émotionnelles, les aider à se concentrer, à écrire etc...
Depuis toute petite, ce qui m’anime au plus profond de moi-même est de venir en aide aux enfants, leur permettre de devenir pleinement eux-mêmes, d’enlever les étiquettes qu’on leur donne et qui les conditionnent, leur permettre de développer tout leur potentiel, tout leur être et de grandir en harmonie, tout simplement. Et ainsi, redonner de l'espoir en un futur un peu "plus facile" à ces enfants et à leurs parents.
Et cela passe aussi par la prévention auprès des femmes enceintes (pour permettre au futur bébé d'activer pleinement ses réflexes) et des bébés (pour donner un coup de pouce aux réflexes s'il s'est passé quoique ce soit pendant la grossesse et/ou la naissance).